Place Jacques-Cartier

Historique:
« On pense qu’il s’agissait déjà d’un lieu utilisé par les Amérindiens pour aller pêcher et peut-être même un endroit où on y exerçait l’agriculture. Après la fondation de Montréal, une prestigieuse résidence se dressa sur le site de la Place construit pour Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil et futur gouverneur de Montréal.»[1]En 1803, un incendie détruit l’édifice. «À la recherche d'un espace suffisamment vaste pour installer un nouveau marché public, les juges de paix ont demandé la cession d'une partie du lot désaffecté. La ville recevra la moitié est pour ouvrir un marché, limité à l'est par la rue Saint-Charles (tracée en 1672), et à l'ouest par une rue qu'on nomme « de la Fabrique ». L'aménagement du site en marché prendra presque cinq ans pendant lesquels les magistrats doivent faire confirmer les titres de propriété et abandonner un projet ambitieux pour la construction d'une halle en pierre. Sur le terre-plein entre les deux rues, on érige des étals de bois pour le « Marché Neuf » en 1808.


Après l'ouverture du marché Bonsecours en 1847, les structures de bois sont démolies, les rues Saint-Charles et de la Fabrique disparaissent et la place Jacques-Cartier prend son nom actuel. Son nom rappelle le navigateur français Jacques Cartier, le premier européen à remonter le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Montréal. Dans l'acte de cession de 1803, il est spécifié que la place devra toujours garder sa fonction de marché public. Ainsi, bien que les étals du marché soient enlevés, la place sert de marché en plein air jusqu'au milieu du XXe siècle. 
Aujourd'hui encore, la ville est tenue de respecter cette clause : un petit kiosque à fleurs permet de nos jours à la ville de rester dans la légalité. Quant à l'ancien hôtel de Vaudreuil, des fouilles archéologiques pendant les années 1990 ont permis d'en cerner les contours exacts. Un pavage noir met en évidence l'emprise au sol de cette ancienne résidence des gouverneurs français.  »[2]

« Plusieurs hôtels se construiront sur le site dans la seconde moitié du XIXe. Avec les hôtels de la rue Saint-Paul, cette portion du Vieux-Montréal devient un important secteur hôtelier. La place devient de plus en plus animée et conviviale avec ses étals de maraîchers, ses restaurants et ses boutiques, le tout à deux pas du port. C’est l’effervescence industrielle à Montréal qui devient une importante métropole en Amérique du Nord.
Dans les années 50, le marché demeure sur la place deux jours par semaine, et ce, toujours en prolongement du marché Bonsecours qui reste central pour la métropole. Aujourd’hui encore, le petit marché aux fleurs et les chevalets d’artiste perpétuent discrètement cet usage des lieux. »[1]

« À l'automne 1997, la place Jacques-Cartier fait l'objet de grands travaux d'aménagement sous la responsabilité et la conception de Robert Desjardins du Service des parcs, jardins et espaces verts de la Ville de Montréal. »[2]

Sources:
[2]  http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_rue.php?id=36


Photos anciennes:
Voir toutes les photos anciennes (clic sur l'image)


Photos récentes:

Voir toutes les photos récentes (clic sur l'image)































Documents de travail:
Plan DWG: télécharger
Légende: télécharger
Pour télécharger cliquer sur "No" puis "Slow Download" puis "Download Now"


Photos et panorama pour photomontage:

Voir toutes les photos pour photomontage (clic sur l'image)